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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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TEMOIGNAGE D'ERIC

pdfArticle d'Eric sur le blog de la CAMIEG


Eric est un salarié EDF, notamment à la centrale nucléaire de Gravelines. Outre ses activités professionnelles, Eric était délégué syndical FO.

Atteint d'un cancer de l'estomac, Eric "bénficia" d'une première intervention chirurgicale qui a consisté à lui faire l'ablation d'une partie de son estomac.

Quelques temps plus tard, il fit une rechute. Il dut alors subir une deuxième intervention où il lui fut enlevé une deuxième partie de l'estomac. 

Comme souvent dans ce type de pathologie, une troisième intervention fut nécessaire. Aujourd'hui Eric n'a plus d'estomac !

Si dans son cas, il est raisonnablement admis que la maladie fait "partie du passé", il n'en demeure pas moins vrai que ses conditions d'alimentation l'ont fortement affaibli. Eric n'est plus que l'ombre de lui-même.

C'est ainsi, qu'il y a quelques années, Eric a fait une demande de reconnaissance de maladie professionnelle, ce qui lui a été refusé par la Caisse primaire d'assurance maladie de Dunkerque (nous sommes tentés de dire: par définition).

Dès lors, Eric fit une demande de mise en invalidité 1ère catégorie, ce qui lui fut refusé par la Caisse nationale des Industries électriques et gazières (CNIEG). Les pseudo-médecins conseils des industries électriques et gazières devant, à n'en pas douter, considérer que: ne plus avoir d'estomac ne saurait justifier d'une mise en invalidité, y compris en premire catégorie.

Fatigué de se battre contre des moulins et ayant découvert l'existence de notre association par l'intermédiaire de notre site internet, Eric nous a rejoint et nous a demandé de mener son dossier à bonne fin.

Notre première intervention a consisté à assister Eric devant le Tribunal du Contentieux de l'Incapacité de LILLE (TCI).

Bien sûr, nous avions pris soin de faire assister Eric sur le plan médical par un médecin de notre réseau. Il s'agit du Docteur Jacques DALLE, médecin spécialiste en victimologie et expert près la Cour d'Appel de Douai.

Après qu'une visite médicale eût été réalisée à l'occasion de l'audience par un médecin désigné par le Tribunal, Eric obtint du TCI sa mise en invalidité 1ère catégorie.

Comme nous le subodorions, la CNIEG absente à l'audience du TCI s'est autorisée à interjeter appel de ce jugement devant la Cour Nationale de l'Incapacité et de la Tarification des Accidents du Travail (CNITAAT) à Amiens.

C'est ainsi qu'en février 2011, Eric se présenta devant la Cour, assisté par le Président de notre association qui assura la défense d'Eric et ce, une fois de plus, en l'absence de la CNIEG.

La Cour, dans son arrêt, confirma le Jugement du TCI de LILLE et donc la mise en invalidité 1ère catégorie d'Eric. La CNIEG ne s'étant pas pourvue en cassation, le Jugement devenait exécutoire.

Outre la mise en invalidité, la CNIEG fut, fort justement, condamnée à payer à Eric des arriérés datant de octobre 2008 !

Pensez-vous qu'il en était fini du combat d'Eric contre la CNIEG ou plutôt des tracasseries (notez l'euphémisme) créées et entretenues par la CNIEG à l'encontre d'Eric ?

Eh bien... Non!

La CNIEG ne s'exécutant pas, il fallut que notre association décide de recourir à un huissier pour que notre ami reçoive son attestation de mise en invalidité, mais aussi l'argent qui lui était dû, depuis si longtemps. Ce fut fait début juillet ! 

Pensez-vous qu'il en était fini du combat d'Eric ?

Eh bien... Toujours pas.

En effet, la Cour a également condamné la CNIEG à lui verser la somme de 500 euros, au titre de l'article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile (NCPC).

La CNIEG avec le caractère "immonde" qui la caractérise remarqua une légère erreur de rédaction dans l'arrêt, s'agissant précisément de cette condamnation, au titre de l'article 700.

S'engoufrant dans ce qui ne saurait être considéré comme un vice de forme, la CNIEG signifia à Eric qu'elle n'entendait pas lui régler cette somme de 500 euros.

Notre Président étant intervenu imédiatement auprès de la CNITAAT, nous ne doutons pas que la CNIEG s'exécutera dans les meilleurs délais. Si par impossible, la CNIEG maintient sa position, nous aurons le plaisir de vous informer que nous aurons fait procéder à une saisie-arrêt attribution sur les comptes bancaires de la CNIEG (en d'autres termes, nous ferons bloquer leurs comptes bancaires).

Une dernière remarque - importante - s'agissant du témoignage d'Eric.

Si à l'APMP nous sommes satisfaits d'avoir résolu le dossier de notre Adhérent, nous sommes aussi fiers d'avoir obtenu non pas un simple jugement mais un Jugement - Jurisprudence, ouvrant ainsi la route aux nombreux agents EDF qui se trouvent dans la même situation que celle d'Eric.

Du reste, certains d'entre eux l'ont d'ores et déjà compris et nous ont rejoint.

A titre d'exemple, nous défendons le cas d'un agent EDF qui, victime d'un accident du travail, non déclaré aux autorités compétentes, vit aujourd'hui sur une chaise roulante.

Eh oui, vous l'avez deviné.. Selon les pseudo-médecins conseils des IEG, cet agent n'est pas invalide !