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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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TEMOIGNAGE DE JEAN-MARIE

pdfLettre de témoignage de Jean-Marie


photo de jean- marieAujourd'hui à la retraite, Jean-Marie a été salarié, au titre d'ouvrier de fabrication, de la Société CDF Chimie Norsolor à Drocourt dans le Pas-de-Calais. Appartenant à l'origine au groupe Charbonnages de France, CDF Chimie a été reprise par Total, sous le nom de Cray Valley.

Cette Société est classée - SEVESO -, compte tenu de ses activités qui consistent essentiellement à la fabrication de produits chimiques dangereux.

Durant de nombreuses années, Jean-Marie, délégué syndical CGT au sein de l'entreprise, a été exposé à une multitude de produits chimiques irritants, nocifs, toxiques, très toxiques et pour beaucoup cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR).

Dans un premier temps, il fut exposé à des produits suffisamment dangereux pour que la direction remette à Jean-Marie et ses collègues des combinaisons de protection totale, mais tenez-vous bien... des combinaisons en AMIANTE.

Celà nous fait penser au film de Sydney Pollack, apparu dans les salles de cinéma aux Etats Unis en 1969: "On achève bien les chevaux" !

Puis Jean-Marie a été transféré dans un autre atelier où étaient notamment fabriquées les résines polyesters. Là il fut exposé à d'autres produits mais tout aussi dangereux. A titre d'exemple, nous citerons les éthers de glycol.

Pour que chacun puisse bien comprendre l'importance du danger de ces produits, il faut savoir que la direction avait décidé que cet atelier serait un - vase clos -, empêchant ainsi de polluer l'environnement de l'usine (image de marque oblige !).

Ceci étant, si effectivement les réglementations imposent le recours au - vase clos -, c'est dans le but d'empêcher tout contact, tant par voie dermique que par inhalation, précisément entre les travailleurs et les produits chimiques dangereux. Chez Total, la conception du - vase clos - est toute différente. Les salariés sont "immergés", à échelle industrielle, dans les vapeurs de produits dangereux !!!

C'est à ces conditions de travail que Jean-Marie doit d'avoir été touché dans sa chair. Il est aujourd'hui atteint de plusieurs pathologies dont une lourde: le cancer de la vessie.

Ces mêmes conditions de travail ont, par ailleurs et entretemps, entrainé le décès prématuré de plus d'une centaine de ses camarades, dont une liste nominative est en notre possession.

C'est ainsi que le 27 juillet 2005, Jean-Marie faisait établir une déclaration de maladie professionnelle par son médecin traitant. Celui-ci peu informé ou craignant, à tort, d'éventuelles représailles de la Sécu, a inscrit sur la même déclaration toutes les pathologies dont était atteint Jean-Marie.

Compte tenu qu'il n'existe pas de tableau de maladie professionnelle regroupant plusieurs pathologies, toutes aussi différentes les unes des autres, la Caisse eût beau jeu d'adresser une fin de non-recevoir à Jean-Marie.

En effet, près de cinq mois plus tard, les services administratifs de la Caisse notifiaient à Jean-Marie:

- d'une part, l'affection présentée ne pouvait faire l'objet d'une réparation au titre de la législation professionnelle, parce que ne figurant pas à aucun tableau des maladies professionnelles;

- d'autre part, que le dossier ne pouvait être soumis à l'appréciation du comité régionale de reconnaissance des maladies professionnelles de la région Nord, Pas-de-Calais, Picardie, la maladie invoquée n'entrainant pas une incapacité permanente partielle (IPP) d'au moins 25%.

Dès lors, conformément au Code de la Sécurité sociale, Jean-Marie devait introduire un recours devant la Commission de Recours amiable. Naturellement et comme à l'accoutumée, cette Commission, en janvier 2006, confirma la décision de la Caisse.

Chemin de croix oblige... Jean-Marie exerçait un nouveau recours, cette fois devant le Tribunal des Affaires de Sécurité sociale (TASS) d'Arras. Le 24 septembre 2007, le TASS déboutait Jean-Marie de son recours.

Chemin de croix - Station suivante... C'est ainsi que Jean-Marie a été contraint d'interjeter appel de la décision du TASS auprès de la Cour d'appel de Douai.

Entretemps, en février 2008, Jean-Marie était informé par un article de presse du journal régional "La Voix du Nord" 24 et 25 février 2008, de la création de l'association APMP.

Fatigué d'être confronté à ces obstacles injustifiables, Jean-Marie nous demanda de mener à bonne fin son dossier auprès de la Cour d'Appel.

Nous nous sommes empressés de lui expliquer que son dossier ne saurait aboutir de manière favorable, compte tenu de la rédaction erronée (au regard des textes administratifs) de sa déclaration de maladie professionnelle.

Sur notre insistance, après être passé en Cour d'Appel, Jean-Marie demanda à son médecin d'établir une nouvelle déclaration en prenant bien soin de la rédiger, conformément à nos conseils et donc de manière à ce que la Caisse ne puisse plus s'y opposer.

Trois mois après, Jean-Marie était enfin reconnu en maladie professionnelle. Il perçoit depuis une indemnisation, néanmoins personne ne lui rendra sa santé.

Sur le caractère injustifiable des obstacles auxquels a été confronté Jean-Marie: la Caisse a probablement estimé que Jean-Marie était coupable de ne pas maîtriser le Code de la Sécurité sociale et qu'il devait être "puni" d'avoir fait établir une première déclaration ne répondant pas à la à leur réglement interne et notamment à la rigueur des tableaux.

Elle aurait pu tout aussi bien adresser un courrier explicatif à Jean-Marie, lui indiquant les raisons pour laquelle la Caisse ne pourrait donner droit à sa demande. Une nouvelle déclaration aurait aussitôt été établie et Jean-Marie n'aurait pas été "victimisé" une seconde fois.

Qui plus est, comme il est fort bien démontré dans le livre de notre Président, intitulé: "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale. Ce qu'ils vous cachent..."

Force nous est donnée de devoir constater la collusion entre les Caisses primaires d'Assurance maladie et les employeurs. De toute évidence, les Caisses gèrent, à quelques exceptions près, les dossiers de maladie professionnelles au seul intérêt de l'employeur.

Or, ce qu'il faut savoir et ce qui suit est un POSTULAT:

Une maladie professionnelle est à la charge financière de l'employeur, dans le cas contraire elle reste à la charge de la Sécu, donc à la charge des cotisants que nous sommes.

Alors pourquoi les Caisses "rechignent-elles tant à reconnaître les maladies professionnelles" ?

Et on ose nous parler de fraudes à la Sécurité sociale !

Il va falloir un jour mettre fin à ces malversations même si, celà ne vous aura pas échappé: ce sujet n'est jamais évoqué par les politiques en place depuis plusieurs décennies !!!!!!!

Pour en revenir au "cas Total"... Ils comparaîtront durant ce mois de septembre devant le Tribunal pour "faute inexcusable", en attendant de répondre de leurs agissements devant une juridiction pénale, comme c'est le cas aujourd'hui pour la Société Française de Mécanique.