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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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APMP EST A L'HONNEUR DANS MEDIAS CE

 

Couverture de Médias CE de noembre 2008

 

Interview de

 

Jean-Luc Lenglen,

Président de l'association APMP

 

Vous avez créé récemment l'association "Agir pour la prévention des maladies professionnelles" (APMP). Quels sont vos objectifs?

 

C'est avant tout de lutter contre le développement des maladies professionnelles. Il faut savoir que tout employeur est tenu d'assurer la protection de la sécurité et de la santé de ses salariés sur les lieux de travail, avec une obligation de résultat. Bien sûr, nous intervenons également au soutien des intérêts des victimes, afin que leur pathologie soit reconnue au titre de la maladie professionnelle, mais aussi dans le cadre d'actions au pénal contre les employeurs fautifs et, le cas échéant, contre les médecins du tavail ayant failli à leur mission.

 

En matière d'utilisation de solvants, il existe une réglementation assez complète sur cette question ainsi que des directives européennes. Or, les salariés victimes d'affections liées aux solvants sont toujours aussi nombreux. Comment expliquez-vous ce constat?

 

En réalité, nous assistons à une forte progression du nombre des victimes. Nous déplorons actuellement 280 000 décès par cancer chaque année dont la moitié est dûe à une atteinte chimique, notamment par les solvants, en milieu professionnel. Et il ne faut pas oublier toutes les autres maladies (cardio-respiratoires, hématologiques, neurologiques, vésicales, hépatiques, etc). Tous les ans, nous sommes confrontés à une tragédie sociale, d'ordre "tsunamique", tragédie qui, au demeurant, et à n'en pas douter, est la "vraie" responsable du déficit abyssal de la sécurité sociale. Et pourtant les réglementations sont effectivement bien faites. On peut même affirmer qu'elles ont tout prévu. Le problème vient du fait que les employeurs ne respectent pas les textes qui encadrent l'utilisation des solvants, souvent cancérogènes, mutagènes et toxiques por la reproduction. Depuis près de dix ans maintenant, il est interdit d'exposer un salarié à un solvant, au-delà de sa valeur limite d'exposition et ce, aussi bien par inhalation que par contact dermique. Alors que de nouveaux procédés existent, les anciennes fontaines de nettoyage pourtant interditessur le principe, sont toujoursaussi nombreuses.

Mais le problème vient aussi du fait que les inspecteurs du travail ne font pas respecter ces réglementaions, alors que celà fait partie de leur mission première; que les médecins du travail ne sont pas suffisamment indépendants vis-à-vis des employeurs et donc participent pour beaucoup d'entre eux, à ce "crime organisé et impuni"; que les médias n'ont jamais daigné aborder ce sujet, laissant ainsi les Français dans l'ignorance. Selon ces médias, seuls le tabac et l'alcool seraient responsables de l'explosion des cancers à laquelle nous sommes confrontés. Et puis, il faut bien l'admettre, les syndicats ne semblent pas, non plus, être sensibles à cette problématique.

 

Pour être reconnue comme maladie professionnelle, l'affection doit avoir un lien de causalité avec le travail exercé par la victime. Rapporter la preuve du lien de causalité est parfois très diffcile. Quelle aide avez-vous mis à la disposition des victimes et/ou de leurs ayants-droit?

 

Il est difficile d'établirle lien de causalité, me dites-vous. C'est ce qu'on nous dit toujours. Je dirais même que c'est une idée que l'on semble vouloir entretenir. Néanmoins, il existe des cas de jurisprudence qui démontrent l'inverse. Pour exemple, selon la Cour de cassation, "la victime bénéficie d'une présomption d'imputabilité dès lors qu'elle établit qu'elle est atteinte d'une des maladies considérées comme professionnelles, qu'elle a exercé une des activités prévues comme étant de nature à entraîner la maladie et que le délai de prise en charge - d'incubation - n'est pas dépassé. La manifestation morbide d'intoxication présentée par la victime sous l'effet de l'agent incriminé suffit en soi. Le salarié n'a pas, de ce fait, la charge de prouver le lien de causalité". Quant aux aides que nous apportons aux victimes, elles sont diverses: mise à disposition de scientifiques regroupés au sein de notre comité, cabinets d'avocats spécialisés dans le droit social, mais aussi pénalistes, intervenant selon nos conditions, notamment financières, car nos Adhérents n'appartiennent pas au CAC 40.