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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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La santé de nos enfants négligée par le gouvernement

Choc de simplification = choc de négligence

François Hollande l’a annoncé lors de son discours du 28 Mars 2013 : il veut un « choc de simplification ».

Le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault s'est inspiré en partie des conclusions du rapport intitulé "mission de lutte contre l'inflation normative" remis la semaine dernière par Jean-Claude Boulard (PS) et Alain Lambert (divers droite) qui recensait 400 000 normes en France.

Ils se sont payé le luxe d’attribuer des « prix des lois les plus absurdes ».

Quelle fût notre stupéfaction de lire page 24 de ce rapport que le deuxième prix avait été remis à une loi qui est pour nous loin d’être absurde, mais plutôt d’une nécessité indispensable, puisqu’il s’agit de la santé de nos enfants.

Il s’agit de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010, et des 3 décrets qui en découlent et qui prévoit l’obligation de surveiller périodiquement la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public comme les écoles.

Dire que cette loi est absurde est grave, lui remettre un prix de l’absurdité est un scandale !

D’ailleurs, cette loi n’est toujours pas en vigueur et devait progressivement l’être à partir du 1er janvier 2015 pour les établissements public accueillant des enfants de moins de six ans, et se déployer ensuite pour les autres établissements comme vous pouvez le lire sur cette page.

Les informations complètes sur ce sujet sont également disponible dans le document appelé "Surveillance de la qualité de l'air intérieur dans les lieux accueuillant des enfants" datant de Septembre 2012 et disponible sur le site development-durable.gouv.fr, qui à lui seul est la preuve la connaissance des risques sanitaires.

Cette loi imposerait de mesurer notamment :

  • Le formaldéhyde, substance classée cancérigène certain par le Centre International de Recherche sur le Cancer, mais qui est aussi une substance irritante pour les voies respiratoires et responsable de nombreuses pathologies chroniques (asthme, rhinite, eczéma…)
  • Le benzène, substance classée cancérigène (ex : leucémie), issue notamment de la combustion
  • Le dioxyde de carbone, sans effets notables sur la santé, mais représentatif du niveau de confinement des locaux.

 

Or, ce rapport propose tout simplement d’abroger cette loi avant même qu’elle n’ait pu être appliquée, et de la remplacer par une recommandation d’ouvrir les fenêtres – Cherchez où est l’absurdité !

Inutile de préciser que si il y a 30 ans de telles mesures atmosphériques avaient été effectuées dans les classes, de nombreux cas de cancers et pathologies chroniques actuelles auraient pu être évitées, car de nombreuses études scientifiques démontrent que si les effets des polluants sont néfastes chez les adultes, ils le sont d’autant plus chez les enfants, raison pour laquelle ces lois avaient été mises en place.

Nous rappellerons également que les effets de ces agents toxiques peuvent apparaître plusieurs dizaines d’années après l’exposition.

Après des dizaines d’années d’inertie face au problème de l’amiante, l’inertie actuelle face au problème de la pollution atmosphérique causée notamment par les véhicules diesel, les cheminées et les usines, l’inertie face aux effets néfastes reconnus des perturbateurs endocriniens et des pesticides, le gouvernement n’est décidément pas décidé à changer les choses, sauf dans le sens où cela l’arrange.

Et si dans plusieurs années ces même sieurs venaient à être mis en examen, ils nous diraient, comme à l’accoutumée, qu’ils ne connaissaient pas les risques…

Alors que l’on ne peut que déplorer que rien ne soit fait pour que la santé des travailleurs soit préservée, il est affligeant de constater que nos petits écoliers ne soient, eux non plus, pas épargnés.

Loin de nous l’idée de faire dans le sensationnel, cette réaction est le reflet de la réalité des dossiers que nous traitons quotidiennement, avec notamment des classes entières d’enfants mais aussi l’instituteur, malades car exposés à des peintures, pour ne citer qu’un exemple.

Par contre, afin de participer au choc de simplification, nous avons d’innombrables idées à proposer afin de faciliter les démarches administratives. Par exemple ces victimes des conditions de travail qui tentent de faire reconnaître leur maladie professionnelle et qui se retrouvent devant une montagne d’incohérence administrative où tout est fait pour décourager les gens.

Alors que Jean Marc Ayrault est en train de préparer son discours à la suite du mensonge de Jérôme Cahuzac, il serait intéressant qu'il puisse nous expliquer comment  les deux élus locaux qui ont rédigé ce rapport peuvent estimer à 2 milliards d'euros (entre 2008 et 2011) le coût pour les collectivités de la mise en conformité avec les nouvelles normes (page 10 de ce rapport) alors même que cette loi, précisément, ne devait entrer en vigueur qu'à compter du 1er janvier 2015 (deux mille quinze). Dès lors comment aurait-elle pu coûter quelque chose?"

Quoi penser de la décision de faire tout simplement aérer des classes d’écoles pour éviter « la norme » qui consiste à contrôler régulièrement la qualité de l’air ambiant desdites classes ?