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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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Mise en examen d'Aubry. Mise au point

 

Article sur Libération cliquer ici

 

J'interviens ici au titre de Président de l'association "Agir" pour la prévention des maladies professionnelles (APMP), association ayant participé au Programme Santé 21 de la ville de Lille.

J'ai toujours considéré sa mise en examen comme inéluctable ce qui ne signifie pas qu'elle sera un jour condamnée.

De toute évidence, elle nous a démontré, au même titre que son premier adjoint et quelques conseillers municipaux, que la santé au travail n'est toujours pas son cheval de bataille.

S'agissant de son passage à la Direction des Relations du Travail (DRT), elle ne saurait se retrancher derrière un prétexte quel qu'il soit, pour se dédouaner, sauf à démontrer une réelle mauvaise foi.

Nous rappellerons ici quelques précisions correctives qui s'imposent au regard notamment de ce qui est actuellement écrit sur le web.

S'agissant de l'amiante, à toutes fins utiles pour ceux qui l'ignoreraient encore, il faut savoir que les pouvoirs publics connaissaient le rôle cancérogène de l'amiante depuis plus de cent ans !

En effet, la première constatation d'un décès lié à l'amiante date de 1899 !

Pour corroborer une telle affirmation, il suffit de savoir par exemple:

- que les compagnies d'assurance aux Etats Unis cessèrent d'assurer les travailleurs de l'amiante dès 1918;

- que la Grande Bretagne mit en place dès 1931 la première réglementation visant à limiter la présence de poussières d'amiante sur les lieux de travail;

- qu'en France, l'asbestose est reconnue au titre de la maladie professionnelle depuis 1945;

- qu'en France toujours, l'exposition des salariés à l'amiante, âgés de moins de dix huit ans, a été interdite en 1975;

- qu'en France toujours, le cancer broncho-pulmonaire et le mésothéliome sont pris en charge au titre de la maladie professionnelle depuis 1976, que l'année suivante, a été mise en place la notion de valeur limite d'exposition (VLE) et de suivi médical pour les travailleurs exposés à l'amiante (VLE qui ont été régulièrement revues à la baisse dans les années qui suivirent).

Alors que les premières mesures prises aux Etats Unis remontent à 1918, en Grande Bretagne à 1931, qu'a fait la "socialiste" Martine Aubry pour protéger la santé des Français, durant son passage à la Direction du Travail, contre ce fléau qu'est l'amiante ?

Ceci étant précisé, nous laisserons le soin à Madame le Juge de mener à bonne fin ce dossier étant entendu que pour notre part, ne chargerons pas davantage Martine AUBRY, tant cette affaire est dans la réalité des faits un "épiphénomène" au regard de la gestion déplorable et détestable des conditions de travail en France et ce, à double titre.

Tout d'abord, sans rien enlever à ses responsabilités, la rectitude nous impose la précision suivante: Est-ce que seule Martine Aubry doit répondre de son laxisme, voire même de sa complaisance à l'égard des industriels, dans le dossier de l'amiante ?

Non bien sûr. Ses prédécesseurs et ses successeurs ont tout autant de responsabilités. De même, quid du Sieur Jean-Denis Combrexelle, Directeur Général du Travail (DGT), quid des responsables politiques en place depuis des décennies jusqu'à ce jour encore !

Et d'en arriver à la deuxième raison qui nous autorise à affirmer que les conditions de travail en France sont gérées de manière déplorable et surtout détestable.

Alors qu'il aura fallu les pressions judiciaire et médiatique pour que soit décidée en 1997 (avec près d'un siècle de retard, quand même) l'interdiction de toute fabrication, importation ou commercialisation de l'amiante, notre "Société" depuis cette date n'a qu'un leitmotiv: "l'amiante" qui dans les faits, est devenue un exutoire à un problème sociétal bien plus grave encore !

Ce problème sociétal étant l'entièreté de risque chimique en entreprises, l'amiante n'étant jamais qu'un produit chimique par des milliers d'autres.

Le silence récurrent de la classe politique, des hauts fonctionnaires mais aussi des médias quant à cette tragédie engendrée par l'exposition aux produits chimiques, montrent bien le peu de considération qu'ils ont à l'égard des Français.

Ces produits sont des milliers sur le marché à être cancérogènes, mutagènes et o toxiques pour la reproduction. Selon une enquête officielle menée en 2003, près de 3 millions de Français sont exposés tous les ans à ces produits mortels, sur leurs lieux de travail.

Des réglementations strictes existent depuis plus de dix ans maintenant, interdisant l'exposition des travailleurs à ces produits. Non seulement, la classe politique et autres hauts fonctionnaires ne les font pas appliquer, qui plus est, l'es organismes en charge d'indemniser les victimes interviennent au soutien des intérêts financiers des employeurs.

Pour la parfaite information de tous, les ravages de l'amiante représentent moins de 10% des ravages provoqués par les produits chimiques en général. Bien sûr, nous détenons tous les éléments de force probante nous permettant de faire une telle affirmation.

Alors certes, selon nous, Martine Aubry doit répondre de sa bienveillance à l'égard des industriels, bien sûr selon nous toujours, elle doit rendre des comptes aux familles des victimes, néanmoins si tous les responsables et coupables (y compris les syndicats qui n'ont jamais rien dénoncé) devaient être entendus un jour ou l'autre, il ne nous resterait plus qu'à souhaiter beaucoup de courage à Madame le Juge.