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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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Déficit de la Sécurité sociale, manque de compétitivité des entreprises françaises, même mal.

 

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Déficit de la Sécurité sociale et manque de compétitivité des entreprises françaises, même mal

LE CERCLE.   Que devons-nous constater depuis plus de quarante ans maintenant ? La Sécurité sociale accuse un déficit annuel récurrent alors que pour sa part, la balance commerciale de la France est elle aussi constamment déficitaire. La situation, aujourd’hui, est suffisamment grave pour que nous puissions évoquer la notion de déficits structurels !

Mais plus grave encore, la gestion pernicieuse de l’une a des répercussions dévastatrices sur l’autre.

En d’autres termes, les malversations inhérentes à la gestion de la Sécurité sociale ont pour conséquences directes la mauvaise santé de nos entreprises et par voie de conséquence le délabrement de l’économie française.

Compte tenu de la partialité coupable de certains de nos grands médias, de nos pseudo-intellectuels et autres économistes dont les analyses diffèrent toutes les unes des autres, les Français n’ont pas encore pris conscience de ce qu’on leur "propose".

Qu’ils se le disent, il y a pourtant urgence. Ceci étant dit, nous convenons bien naturellement que quelques explications s’imposent.

Tout d’abord un peu d’histoire

S’agissant de la Sécurité sociale, il ne semble pas inutile de rappeler qu’elle a été créée en mars 1944 par le Conseil National de la Résistance (CNR). C’est ainsi qu’en mars 1944, le Général de Gaulle demanda à Alexandre Parodi, créateur lui-même du Comité Général d’Études (CGE) et résistant, d’accepter la fonction de délégué général du comité national de libération en France occupée. Il le promulgue chef de l’administration clandestine pour mettre en place les futures structures de l’État, afin d’assurer dès la libération venue, la permanence des pouvoirs publics.

Paris libéré, de Gaulle nomme Alexandre Parodi, ministre du Travail et de la Sécurité sociale. C’est à ce titre que Parodi propose à Pierre Laroque, en septembre 1944, de prendre la direction des Assurances sociales et de la Mutualité. Laroque accepta, avec la garantie de préparer dans les faits, un plan de Sécurité sociale et de le mettre en œuvre.

C’est ainsi que Laroque décida, outre l’objectif d’assurances contre les risques et les aléas de la vie, que la Sécurité sociale devait poursuivre un objectif de justice sociale par l’intermédiaire de certains mécanismes de redistribution de richesses.

C’est ainsi encore que sortit le 4 octobre 1945 l’ordonnance créant un régime général et ayant vocation à rassembler l’ensemble des actifs (salariés des secteurs privé et public, exploitants agricoles, travailleurs indépendants…). Un an plus tard, le 27 octobre 1946, le Préambule de la Constitution de la Quatrième République reconnaît à tous, le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. Il en était fait, de Gaulle avait offert la Sécurité sociale au Peuple français.

Néanmoins, noblesse d’esprit oblige, de Gaulle avait fait preuve d’un manque de clairvoyance. En effet, il a omis d’assortir ses réformes d’un maintien de contre-pouvoirs effectifs, à même de s’opposer avec succès,  à l’emprise étatique et à l’emprise des organismes de service public, ce que les décennies qui suivirent le départ de Charles de Gaulle ont bien démontré (et le démontrent encore aujourd’hui).

Aujourd’hui précisément, ce sont les énarques, destinés par De Gaulle à être les serviteurs de la Nation qui se sont rendus maîtres de la Sécurité sociale. Selon Laroque lui-même, sa seule erreur fut d’avoir cru que les liens de solidarité nés de la guerre allaient contribuer "à ce que les gens s’approprient la Sécu". "Nous rêvions alors de créer une véritable démocratie sociale".

Laroque avait très vite vu clair ; les dysfonctionnements ayant été dans les faits, immédiats.

Alors qu’il était admis que les premiers conseils seraient désignés par les organisations syndicales, la confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), entre autres, refusa de siéger dans les premiers conseils d’administration, qui devinrent des terrains de manœuvres, entre le patronat et… l’État !

Et quelles manœuvres !

Alors que le triumvirat (de Gaulle, Parodi, Laroque) avait créé la Sécurité sociale, non pas pour l’entièreté des citoyens, mais bel et bien pour les seuls salariés, prévoyant un financement intégral par les cotisations, tant salariales que patronales, en termes de manœuvres précisément, l’État imposa que "son" personnel, entendons par là les fonctionnaires puissent bénéficier eux aussi de cette nouvelle Sécurité sociale.

Alors soit, disons même quoi de plus naturel, quoi de plus juste.

Exception faite qu’il s’est agi bel et bien d’une manœuvre et non d’un consensus, notamment avec les organismes sensés représenter la classe sociale ; organismes défaillants ou bienveillants (au choix des lecteurs), vous aurez compris les syndicats.

Pour être plus explicite, l’État (le plus gros employeur du pays… quand même) imposa illégitimement que ses fonctionnaires bénéficient de la Sécurité sociale, tout en s’exonérant du paiement de ses charges patronales, quand bien même lesdits fonctionnaires ne seraient pas dispensés du paiement de leurs parts salariales.

Bien entendu pour garantir le bon fonctionnement de l’organisme "Sécurité sociale", il a bien fallu recourir à un phénomène de compensation. En d’autres termes, ce sont les patrons du secteur privé qui devraient payer et paient effectivement ce surplus de cotisations.

À partir du montant de la part patronale qui apparaît sur le bulletin de paie d’un fonctionnaire payé au SMIC (nous sommes bons princes, car nombreux sont les fonctionnaires à percevoir plus que le SMIC, disons même bien plus que le SMIC), nous vous proposons de calculer ce que doit l’État à la Sécurité sociale, tous les ans, au regard de ses (environ) sept millions de fonctionnaires d’état et territoriaux confondus.

Imaginons-nous que de telles charges patronales soient honorées et qu’elles se déduisent de ce que les vrais entrepreneurs du pays (ceux qui fabriquent de la richesse pour la France) aient à payer ? C’est 70 milliards d’euros de compétitivité rendus, alors qu’actuellement le MEDEF en demande 40 !

Alors bien sûr, d’aucuns diront encore. Oui, mais, cela fera "encore" des impôts supplémentaires.

Parce que l’augmentation récurrente des cotisations, la baisse récurrente des prestations, la CSG, la CRDS, les forfaits hospitaliers et les forfaits sur les boîtes de médicaments, bientôt la TVA sociale ne sont pas des impôts peut-être ?

Bien sûr, ils le sont et ces impôts-là s’adressent prioritairement aux assurés sociaux qui entretiennent à souhait les besoins des organismes de Sécurité sociale ; besoins jamais vérifiables et jamais publiés dans leur réalité, au demeurant.

Du reste qui n’a pas remarqué, alors que la démographie se porte bien en France dit-on, alors que les salariés en activité sont de moins en moins nombreux à cotiser, alors que les parts patronales sont toujours moins importantes pour ces mêmes raisons, que nous ne sommes jamais informés d’un quelconque déficit de la branche famille (Caisse d’Allocations Familiales) ou de l’Unedic.

Vous avez dit bizarre, comme c’est étrange

Les politiques, au travers de certains grands médias bienveillants, font des annonces, mais n’apportent jamais le moindre élément de force probante à ce qu’ils allèguent. Normale puisqu’il s’agirait de faire la lumière sur la perfidie du système.

Et puis, alors qu’à l’origine la Sécurité sociale était destinée aux seuls salariés, alors qu’elle devait être gérée paritairement par les syndicats tant salariés que patronaux, alors que l’État a une dette incommensurable à l’endroit de la Sécurité sociale, nos "responsables politiques" s’arrogent le droit de dispenser, à minima de minorer les charges patronales de tel ou tel employeur (la loi Robien de 1996, la loi Aubry de 1998, la loi Fillon de 2002, le dispositif Juppé, les récentes promesses électorales du candidat Hollande…).

Le clientélisme politique doit avoir ses limites

Que la recherche de la compétitivité soit réelle et sérieuse, que l’État honore ses charges salariales (il devra probablement réduire son train de vie, mais ne vit-il pas au-dessus de ses moyens), les entreprises notamment les TPE et les PMI-PME retrouveront réellement de la compétitivité (une baisse de30 à 40 % des charges patronales ne saurait être neutre) (1), et nombreux seront les salariés à trouver un nouvel emploi.

Plutôt que d’avoir opté pour un cercle vertueux, nos dirigeants ont préféré opter pour un cercle vicieux, mettant in fine notre souveraineté en péril, outre l’aggravation des malheurs socio-économiques.

En l’état actuel, si des décisions courageuses ne sont pas prises très rapidement (nous avons raisonnablement le droit d’en douter), il ne faudra pas espérer croire en une virtuelle sortie de crise.

La langue de bois étant l’apanage des politiques, pour notre part nous dirons tout simplement que faute de nous réveiller, il faudra admettre que la "civilisation" a quitté l’occident pour des cieux plus accommodants, non pas pour le capitalisme, mais pour le grand capitalisme international.

(1) Une telle baisse ne saurait être dissociée de certaines conditions qui feront l’objet d’un autre article.