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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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Réponse de l'APMP à la DIRRECTE de la Loire (suite).

Deuxième partie: Concerne la brochure grand public. Voir le lien sur l'article de "info.expoprotection.com" (pour lire cet article, cliquer ici).

Nous ne reprendrons pas tous les points évoqués sur cette brochure notamment les 121 questions-réponses, la préface et les avants-propos devraient suffire à la bonne perception de notre message.

Il est évoqué dans la préface:

- le plan santé au travail qui a inscrit la prévention des expositions aux CMR comme un axe prioritaire;

- le plan national santé environnement qui a élaboré des mesures concernant la substitution des produits cancérogènes et le suivi des expositions;

- le plan cancer qui a fixé comme une de ses priorités la réduction des inégalités sociales face aux cancers ainsi que la prévention des expositions en milieu professionnel.

Sans jeu de mots aucun, il s'agit là de "plans sur la comète".

Dans les faits, ce sont les décrets 2001-97 et 2003-1254 (voir notre dernier éditorial) qui sont les instigateurs des mesures énoncées et non pas les plans évoqués.

Les nombreuses campagnes de sensibilisation, et cette brochure grand public en est une de plus, n'ont jamais abouti au respect des décrets précités.

Du reste, il est admis dans l'avant propos de cette brochure que: " des différentes campagnes de contrôle conduites ces dernières années par l'Inspection du Travail et les CARSAT, il apparaît que l'évaluation des risques est encore insuffisamment réalisée, alors que cette démarche conditionne la mise en place, par la suite, des mesures de prévention".

Dans sa brochure, la DIRRECTE souligne à juste titre que:

- il est nécessaire d'améliorer la prévention primaire, celle qui vise le plus en amont possible à éviter l'exposition aux substances dangeresues pour l'organisme;

- il est impératif de veiller à l'application de la réglemention existante (code du travail, de l'environnement, de la sécurité sociale, réglement REACH);

- il est urgent de disposer d'outils permettant de retracer l'historique de l'exposition de chaque salarié à des substances CMR durant sa vie professionnelle afin de lui assurer un suivi médical efficace et la meilleure prise en charge thérapeutique;

- il est indispensable de développer une information pratique et accessible au plus grand nombre pour que le traitement du risque chimique ne reste pas cantonné à des cercles de spécialistes, publics ou privés (scientifiques, industriels, médecins, juristes, préventeurs, organismes de contrôle) même si ces experts sont indispensables du fait de la complexité des procédés, des techniques et des régles de droit mises en oeuvre.

Cette même brochure mettant l'accent sur:

- l'évaluation des risques chimiques;

- l'étiquetage et la classification;

- les protections collectives et individuelles,

- la fiche individuelle d'exposition, l'attestation d'exposition;

- le suivi médical post-professionnel, la traçabilité des expositions tout au long du parcours professionnel;

- le droit de retrait et le reconnaissance des maladies professionnelles.

 

Vous conviendrez que la brochure de la DIRRECTE reprend rigoureusement les contraintes inhérentes aux décrets précités. Quiconque a pu lire ces réglementations partagera notre point de vue.


Alors, si bien évidemment, nous ne pouvons que nous féliciter de la parution d'une telle brochure, en même temps elle nous laise dubitatifs.

Cela fait dix ans déjà que ces réglementations sont "inscrites dans le marbre". Néanmoins, elles ne sont toujours pas respectées par les employeurs et pour cause, les organismes dotés d'un réel pouvoir de coercition à l'égard des contrevenants (Inspections du travail, CARSAT et CPAM) in fine, s'ingénient dans les faits à gérer les intérêts financiers de ces contrevenants qui ne sont jamais soumis à la moindre sanction.

Nous ne pouvons nous imaginer qu'une telle brochure apporte quoique ce soit de positif.