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Jean-Luc LENGLEN un grain de sable dans les rouages de la Française de Mécanique

Jean-Luc LenglenL'exposition prolongée aux solvants a-t-elle provoqué des maladies professionnelles (dont certains cancers) chez des salariés de la Française de Mécanique ? La question est au centre de l'enquête menée par une juge d'instruction de Béthune. Depuis la perquisition du 12 mars sur le site de Douvrin, l'association qui porte les plaintes (6 actuellement) a enregistré 13 nouveaux appels (dont au moins ceux de neuf veuves). Les langues se délient à en croire Jean-Luc Lenglen, président d'Agir pour la prévention des maladies professionnelles.

Le lundi 12 mars, une cinquantaine de policiers en civil passent la journée à la Française de Mécanique, 3 400 employés, filiale de Renault et PSA, constructeur de moteurs depuis quarante ans sur la zone industrielle Artois-Flandres à Douvrin. Les fonctionnaires recueillent des documents et inspectent les ateliers sous la conduite d'une juge d'instruction.

Ce jour-là, Jean-Luc Lenglen nous dit : « Ça commence à bouger ». Âgé de 63 ans, cet ancien chef d'entreprise dans la chimie, a fait l'essentiel de sa carrière dans les solvants. Ce Lillois pugnace trouve là un nouvel écho au combat qu'il mène bénévolement depuis janvier 2008, quand il a fondé l'association Agir pour la prévention des maladies professionnelles (APMP), basée à Lille.

Cette perquisition est liée aux premières plaintes déposées par trois salariés de la Française de Mécanique, en septembre 2009, contre la FM et ses dirigeants, pour crime d'administration de substances nuisibles ayant porté atteinte à l'intégrité physique et psychique. Des plaignants soutenus par l'APMP et défendus, dans un premier temps, par l'avocate lilloise Blandine Lejeune. Depuis un mois environ, l'association s'est tournée vers Antoine Robert, avocat au barreau de Béthune pour reprendre le dossier. Quant aux plaignants, trois sur six sont décédés depuis.

Jean-Luc Lenglen attendait avec une certaine impatience la médiatisation de cette affaire. « Les langues se sont déliées. Les gens n'ont plus peur depuis qu'ils ont vu dans le journal qu'il y avait eu une perquisition à la FM ».

Depuis la perquisition, le président de l'APMP a reçu 13 appels « dont ceux de neuf veuves qui n'auraient jamais imaginé que leurs maris aient pu mourir à cause de leurs conditions de travail. » Ces contacts s'ajoutent aux six plaintes relayées par l'association qui, partie pour faire de la prévention, est surtout appelée pour aider les victimes de maladies professionnelles dans leur quête de reconnaissance. Pour la FM, les maladies concernées iraient de l'asthme aux cancers (gorge, reins, vessie...) et frapperaient des hommes entre 40 et 45 ans.

« Je ne veux pas la peau de la Française de Mécanique mais je préfère un ouvrier chômeur qu'un ouvrier mort », insiste Jean-Luc Lenglen, convaincu du lien entre la gestion des solvants et le développement des cancers professionnels. Il insiste notamment sur les émanations de ces fluides de coupe qui servent à refroidir les machines-outils et les pièces à usiner.

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 En complément voici un document à télécharger :

pdfM. LENGLEN VDN 25 03 2012.pdf