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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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APPEL LA MOBILISATION... ANALYSE ET COMMENTAIRES

 

Nous constatons avec plaisir que la revue "Travail et Santé" corrobore les propos que nous vous tenons depuis un an déjà, même s'il nous faut constater quelques points de "désaccord".

S'il est vrai que la réglementation pour la prévention des cancers professionnels s'est considérabement renforcée depuis lacatastrophe sanitaire de l'amianteet bien sûr sous l'influence des directives européennes, il n'est vraiment pas possible de prétendre que lespouvoirs publics, les institutions de prévention ou de contrôle, à plus forte raison les entreprises, se mobilisent !

Nous reviendrons ces prochains jours sur cette contre-vérité. Dans ce futur éditorial, (et il y aura forcément un lien de cause à effet), nous évoquerons égalementcette affirmation "choquante" selon nous, à savoir: les campagnes de contrôle conduites conjointement par l'inspection du travail et les caisses d'assurance maladie avec l'appui de l'institut national de recherche et de sécurité, affichent des résultats inquiétants !

Néanmoins:

-Rappeler que l'enquête Sumer a montré que 2 400 000 Français sont exposés aux seuls produits cancérogènes, soit 13,5% des salariés, n'est pas inutile au contraire;

- Rappeler que 40% seulement des entreprises, utilisant des CMR,ont procédé à une évaluation du risque;

- Rappeler que parmi celles-ci, 30% seulement ont opté pour une prévention se limitant à des équipements de protection individuelle;

- Que par voie de conséquence, ces entreprises ne respectent pasles réglementations qui exigent pourtant et prioritairement des équipements de protection collective plutôt que des équipements de protection individuelle;

- Informer sur le fait que 16% seulement des entreprises auraient créé des fiches individuelle d'exposition;

- Informer que l'attestation d'exposition ne serait remise que dans 9% des cas

 

vous permet de vérifier toutes les informations que nous vous avons déjà délivrées dans nos éditoriaux.

 

 

Les points sur lesquels "Travail et Santé" et l'APMP sont parfaitementd'accord:

 

- Si avec les décrets sur l'évaluation des risques, sur les CMR et sur les expositions aux produits chimiques, nous disposons sans doute de l'une des meilleures réglementations des pays industrialisés, tous les observateurs s'accordent pour reconnaître que nous souffrons d'un défaut d'application de ces textes;

- Un renforcement des moyens des services prévention des CRAM et de l'inspection du travail est donc indispensable

- Tout comme l'est également un durcissement des sanctions encourues en cas d'infraction;

- Celles-ci doivent être véritablement dissuasives et proportionnelles à la gravité des risques;

- Il est indéniable que les pouvoirs publics laissent le marchéprendre le passur la santé des salariés;

- Cette politique répressive doit s'accompagner d'une politique incitative, notamment en direction des petites entreprises. Comme nous le martelons au travers de nos éditoriaux,augmenter ou diminuer les cotisations des employeurs à la branche AT-MP (accidents du travail - maladies professionnelles), outre les sanctions judiciaires pour les contrevenants;

- Mettre fin à l'hypocrisie qui incite les entreprises à sous-traiter les travaux exposant à des CMR et autres produits chimiques dangereux, à des entreprises extérieures.

Enfin, concernant la relance du dialogue social sur le travail et son organisation, sans vouloir tenir des propos péjoratifs, nous estimons quele mot "relance" est déplacé, tant il est vrai qu'en matière de protection de la santé des travailleurs sur les lieux de travail, il n'y a jamais eu de dialogue social, notamment de la part des partenaires sociaux.

Qui plus est, s'il n'estpas inutile de mobiliser l'expérience et le savoir-faire des salariés, nous n'en voyons pas non plus l'intérêt et ce pour la raison essentielle que l'information aux réglementations et la formation à l'utilisation des produits chimiques dangereux, parmi lesquels les CMR n'ont jamais été dispensées aux salariés.

Qui plus est encore (et enfin) plutôt que de tourner autour du pot et de responsabiliser de manière "malicieuse" les salariés, nous disons haut et fort que la seule solution à ce fléau est le respect des textes et notamment la non-exposition aux produits chimiques à des concentrations supérieures aux VLEP (valeurs limites d'exposition professionnelle). Pour ce faire, recourir obligatoirement aux vases clos, plusprécisément à des procédés et autres machines "étanches", conformément à toutes les réglementations en vigueur.