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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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VASE CLOS - LA SEULE REPONSE AU DECRET 2001-97

 


Contrairement à notre ressentiment au sujet des informations juridiques que nous avons publiées les 03, 08 et 14 avril dernier, nous ne partageons pas l'arrêt du Conseil d'Etat quant à l'incohérence que soulève le décret 2001-97.

Souvenez-vous (notre éditorial du 04 février 2008, intitulé: décret 2001-97).

Nous contestions la notion de fiche d'aptitude à être exposé à des produits cancérogènes mutagènes ou toxiques pour la reproduction.

Etrangement, cette notion ne gêne pas les Juges !

En effet, selon leur arrêt: " le médecin ne garantit pas l'absence de tout risque ".

Cette précision, à n'en pas douter, vise à apaiser les médecins, mais "quid" des principaux intéressés: "LES SALARIES".

Quoiqu'il en soit, nous sommes tentés de dire: encore heureux qu'ils ne garantissent pas l'absence de tout risque. Comment le pourraient-ils ?

Et puisqu'ils ne le peuvent pas, nous souhaiterions que les Juges nous disent à quoi sert, selon eux,la fiche d'aptitude, d'autant qu'en réalité elle ne correspond pas à l'esprit du décret, qui dans son ensemble,vise quand même à la protection des opérateurs.

Ce qui nous choque également c'est la notion de "non-contre-indication" dans le cadre de la fiche d'aptitude.

Peut-on imaginer qu'une telle non-contre-indication existe ?

Connaît-on, ne serait-ce qu'une seule non-contre-indication qui nous permettre d'être exposés à des produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, sans risque d'atteinte à la santé ? Autrement dit, peut-il exister des organismes insensibles aux effets des produits cancérogènes ?

La non-contre-indication (ou si vous préférez l'absence de contre-indication) n'a pas de sens.

Bien sûr,nous sommes d'accord sur le faitque les salariés plutôt que d'être indemnisés pour une maladie qu'ils auraient contracté au travail, veulenttout simplement ne pas être touchés par la maladie.

Par contre nous contestons le fait que le décret attaqué ne serait pas entâché d'erreur manifeste, car à la réflexion nous affirmons que les salariés ne peuvent présenter de risques particuliers à l'égard des produits cancérogènes, mais que seuls ces produits présentent des risques pour les salariés. Et parler de risques, c'est un euphémisme; les veuves "désorientées" sont suffisamment nombreuses pour affirmer qu'il y a bien plus que des risques.

Il n'est pas superflu de rappeler que la médecine du travail doit participer à la maîtrise technique des risques professionnels; l'employeur étant responsable de cette maîtrise technique, en vertu de l'article L.231-2 du Code du Travail.

De même, le poste de travail doit effectivement être compatible avec la préservation de la santé des opérateurs. Ce doit être systématique et donc général.

Comme l'inverse ne saurait être, ne pas obliger les employeurs à rendre compatibles les postes de travail avec la préservation de la santé des opérateurs, c'est avaliser le non-respect des textes, c'est avaliser les maladies professionnlles, c'est avaliser la mort de nombreux salariés tous les ans,en France.

Comme il est rappelé, "la" solution passe par la maîtrise totale, c'est-à-dire par le recours systématique, général et obligatoire des VASES CLOS.

Par respect à l'égard de la vie des salariés, les médecins du travail doivent s'interdire la rédaction de la moindre fiche d'aptitude.