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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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LES ARRETS MALADIES SOUS LE CONTROLE DU "PATRONAT"

 

Cet éditorial fait suite à notre article publié le jeudi 27 mars 2008: "Le contrôle patronal au lieu du contrôle de la sécurité sociale".

Nous revenons sur ce sujet (un peu plus tôt que prévu) suite au courrier que nous avons reçu de plusieurs médecins du travail, dont nous vous transmettons ci-après le contenu.

MESSAGE:

Vous trouverez ci-dessous l'alerte que lance le Syndicat de la Médecine Générale, dénonçant les décisions du gouvernement portées contre les salariés malades, attaques qui confirment malheureusement les menaces contre lesquelles, le syndicat SMG (Syndicat de la Médecine Générale) avait appelé à réagir à l'automne 2007.

(Appel du 11 octobre 2007 dont vous pourrez prendre connaissance à la fin de cet éditorial).

Comme pour les Médecins généralistes, ces mesures vont nous enlever une fois encore des moyens déjà si réduits pour protéger la santé des personnes. Nous disons notre "effroi" à voir se décider de telles mesures franchement injustes et s'appuyant sur de totales contre-vérités; l'échelle de vérité que nous avons pu construire avec les salariés nous " somme" d'affirmer qu'il est faux, dangereux et inacceptable de faire croire que les salariés malades sont responsables du déficit de la sécu, et que c'est bien dans le contexte actuel de santé au travail très détériorée que se situe la vraie responsabilité.

Combien de temps va-t-on encore continuer cette chasse aux salariés, franchement choquante et potentiellement dangereuse sur le plan de la cohésion sociale?

Nous nous élevons contre cette campagne " d'intoxication" de plus en plus à l'oeuvre depuis plusieurs années, qui fait que les arrêts maladie ne sont trop souvent prescrits qu'avec parcimonie, que les salariés ont peur, que les plus malades, en arrêt maladie, déjà discrédités et soupçonnés, vont être la proie de médecins payés par les employeurs.

De tels médecins contrôleurs, étant juge et partie, sont-ils en droit d'exercer? Ont-ils légalement le droit de menacer l'application d'un traitement prescrit médicalement? Devant un tel mépris et une telle atteinte à la mission des médecins généralistes, des médecins du travail et des médecins conseils, nous interpelons le Conseil de l'Ordre.

Nous dénonçons des décisions gouvernementales déconnectées de la réalité et la déniant, nous en appelons aux syndicats des salariés: allons-nous laisser la logique de domination frapper toujours plus fort les plus démunis que la loi normalement doit protéger au-dessus de tout?

Pourquoi ne pas s'atteler au traitement des causes réelles des conditions de travail dégradées et à leur coût exorbitant pour la santé?

L'exigence de vérité doit conduire tous ceux qui sont en prise avec ces réalités à ne pas se taire.

Le Collectif des Médecins du Travail de Bourg-en-Bresse:

Docteurs Cellier, Chapuis, Chauvin, Delpuech, Devantay, Ghanty, Lafarge, Lauze.

FIN DE MESSAGE.

SMG

Syndicat de la Médecine Générale

Communiqué de presse du 11 octobre 2007

 

Encore un mauvais coup contre la médecine générale et

l'Assurance maladie qui se prépare

 

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit qu'un médecin mandaté par l'employeur pourrait suspendre les indemniés journalières d'un assuré jugé en arrêt maladie abusif. Jusqu'à maintenant, un employeur pouvait suspendre le complément d'indemnité qu'il versait à ses salariés malades. Cette fois, c'est toute l'indemnité qui est supprimée.

Cela montre bien que ce gouvernement veut aller plus loin dans le dépeçage de l'Assurance maladie, puisqu'il confierait aux employeurs le droit de contrôler les arrêts de travail. Droit exercé jusqu'à ce jour par l'Assurance maladie qui gère les cotisations des assurés sociaux. Ce transfert de charge ouvre encore plus la privatisation de la protection maladie.

Ce gouvernement n'affiche que du mépris vis-à-vis de la médecine générale. Il le montre encore une fois en disqualifiant le rôle du médecin généraliste qui prescrit pour l'essentiel les arrêts maladie. Pour les médecins, l'arrêt de travail constitue une thérapeutique qui prend toute sa valeur dans la connaissance profonde qu'il a de la personne malade. Ce qui ne peut être le cas du médecin payé par l'employeur.

A l'heure où le Ministre du Travail ouvre un chantier sur les conditions de travail, notamment sur la souffrance psychologique des salariés, jusqu'où ira ce gouvernement dans le double langage et dans l'insupportable?

Il est urgent que les médecins conseils de l'Assurance maladie défendent leur travail, il est urgent que les représentants des médecins généralistes dénoncent ce mauvais coup pour la profession, il est indispensable que les syndicats de salariés défendent le droit à l'arrêt maladie, il est fondamental que les démocrates dénoncent cette atteinte à la liberté.

Contacts:

Didier Ménard, président : 06 07 16 57 78

Patrick Dubreil, secrétaire général: 06 32 70 92 37

Philippe Lorrain, membre du bureau: 01 45 34 95 77