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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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SECURITE SOCIALE...

COUTS SUPPORTES A CAUSE DES MALADIES PROFESSIONNELLES

 

 

L'Assurance maladie est financée par un salaire différé qui apparaît sous la forme d'une retenue sur la feuille de paie des salariés.

Néanmoins, il n'en est pas de même pour le financement des atteintes à la santé dûes au travail.

En effet, le coût "intégral" de tout accident du travail ou de toute maladie professionnelle doit être à la chargecomplète de l'entreprise de la victime.

Cette tarification doit être intégrale: 100% des soins doivent naturellement être pris en charge par l'entreprise, ainsi que les pertes de salaires, les indemnisations en cas de séquelles, et en cas de décès, la prise encharge des 50% de rente versée au veuf ou à la veuve, majorée en fonction du nombre d'enfants.

Ainsi que nous vous l'indiquions dans notre éditorial du 04 février (décret 2001-97 portant sur les produits cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction), le coût d'un cancer varie entre 300 000 et 1 000 000 d'euros.

Deux cas de figures sont possibles:

- ou bien le cancer est reconnu d'origine professionnelle auquel cas les coûts qu'il engendre sont à la charge de l'entreprise,

- ou bien le cancer n'est pas reconnu d'origine professionnelle, l'entreprise est dispensée de toute responsabilité et donc de toute dépense; les coûts étant alors à la charge de la Sécurité sociale. Il faut alors noter que, dans ce cas, la rente pour veuvage ainsi que les majorations pour orphelins ne sont pas versées.

Vous comprendrez aisément l'intérêt qu'ont les employeurs à ne pas déclarer ou à ne pas vouloir reconnaître le caractère professionnel d'une maladie et particulièrement d'un cancer.

Vous comprenez également très aisément pourquoi: " la sécurité sociale est en déficit ".

Cetaines administrations et certaines études avancent le nombre de 11 000 cancers, soient 8,5%. La quasi-totalité des publications affirment pour leur part que ces cancers comme les maladies professionnelles en général sont très largement sous-détectées; certains affirmant même que 90% des cancers auraient une origine professionnelle.

Sans aller jusque là, nous retiendrons les chiffres des organismes dont la réputation et le sérieux ne sauraient être remis en cause: l'INSERM, l'OMS, l'INVS et des hôpitaux de la région parisienne (Avicenne, Montfermeil, Robert Ballenger).

Il en ressort, tant de leurs études que de leurs publications, qu'il y a en France 250 000 nouveaux cancers tous les ans dont la moitié nous affirme-t-on serait dûe à la seule exposition aux produits chimiques en milieu professionnel (voir notre éditorial du 28 janvier: Pourquoi APMP).

Multipliez 125 000 cancers par 500 000 euros et vous arrivrez à un montant très nettement supérieur au montant du déficit de la sécurité sociale. (Faites le calcul).

NOTRE SECURITE SOCIALE (*), règle des sommes astronomiques, qu'elle n'a pas à régler.

(*) = nos cotisations et nos salaires différés, surtout ceux de nos enfants.

Un autre exemple ?

De l'art de transformer une maladie professionnelle en mise en invalidité...

De 24 000 en 2001, les mises en invalidité sont passées à 36 800 en 2004, soit une augmentation de 50% en trois ans seulement.

Se substituant aux départs en retraites anticipés, les mises en invalidité sont devenues une manière de gérer les âges et la pénibilité.

Pour y parvenir, c'est très simple.

Il suffit d'expliquer que: pour préserver sa santé, le salarié doit demander une fiche d'inaptitude à son médecin traitant.

Vous l'aurez compris, le chiffre des maladies professionnelles reconnues n'est dès lors plus que l'arbre qui cache la forêt.

Pour info, les prestations liées à l'invalidité ont coûté à la Sécurité sociale 2,9 milliards d'euros en 2000 et devaient atteindre les 4,2 milliards d'euros en 2006, soient 50% de plus.

Les patrons y trouvent leur compte, car les déclarations d'invalidité permettent de licencier à moindre coût les salariés les moins productifs.

Encore un autre exemple pour vous conforter ?

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation internationale du travail (OIT) font valoir qu'au cours des 30 à 40 prochaines années, le vieillissement de la population( avec une diminution des dépenses et le fait que les gens vivent plus longtemps) pourrait modifier le rapport entre actifs et retraités.

Par exemple en 2040, la France devrait compter 70 personnes de plus de 60 ans, pour 100 entre 20 et 59 ans, c'est-à-dire près de deux fois plus de personnes âgées qu'aujourd'hui.

Le déficit de la Sécurité sociale et du régime des retraites en France devrait passer du même coup, à plus de 130 milliards d'euros.