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Découvrez le livre du Président de L'APMP qui s'intitule "Les vraies raisons du déficit de la Sécurité sociale".

Il porte à votre connaissance tout ce que vous cachent "impunément":

- la classe politique dans son entièreté

- l'administration et autres organismes publics et...

- les syndicats.

L'auteur a tenu à informer ses lecteurs des agissements qui détruisent notre système de santé.

Pour l'acquérir, vous pouvez en passer commande à l'APMP. Aucune obligation d'adhérer.

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CANCEROGENES, MUTAGENES et REPROTOXIQUES...

500 000 SALARIES EN DANGER

 


 

Selon Annie THEBAUD-MONY, chercheuse à l'INSERM, spécialiste du suivi des cancers d'origine professionnelle, il existe toute une série d'agents chimiques cancérogènes, encore beaucoup trop utilisés dans l'industrie.

Ces agents chimiques jouent un rôle important dans le développement des cancers. Leur influence est très importante et encore largement sous-estimée.

Et Madame THEBAUD-MONY de préciser, nous citons: "J'estime qu'un cancer sur deux est provoqué par un agent chimique rencontré dans l'environnement professionnel. Ces polluants sont l'équivalent de dix amiantes à venir. Dix bombes sanitaires à retardement Ils vont faire de très nombreux morts dans les prochaines années ", fin de citation.

A la question du journaliste Marc PAYET (journal Le Parisien du 08 janvier 2007)... Comment en êtes-vous sûre?... Notre équipe de chercheurs du SCOP 93 (suivi des cancers d'origine professionnelle, INSERM, Université de Paris XII, Bobigny) suit justement le nombre de cancers d'origine professionnelle dans le département de la Seine St Denis.

Sur les 600 dossiers que nous avons pu examiner depuis quatre ans, 80% des personnes ont été exposées à des cancérogènes et 100 de ces cas ont officiellement été classés d'origine professionnelle par les caisses de sécurité sociale.

Et de préciser que du point de vue de l'INSERM, nous citons: "ces caisses de sécurité sociale les sous-détectent ", fin de citation.

Il faut savoir qu'effectivement, l'INSERM travaille en partenariat avec trois hôpitaux régionaux de Seine St Denis: Avicenne, Montfermeil et Robert BALLANGER.

Celà leur permet de recueillir le détail de tous les nouveaux cas de cancers déclarés dans ces hôpitaux, dont les localisations cancéreuses peuvent théoriquement être liées à des polluants professionnels, en particulier les tumeurs des poumons, de la vessie, des reins, du larynx, des sinus, de la plèvre et bien entendu les leucémies.

Puis ils interrogent les malades pour connaître leur parcours professionnel afin de repérer s'ils ont pu être exposés à tels ou tels polluants. Des toxicologues étudient leur parcours professionnel et rendent une expertise permettant de dire, si en fonction de la durée d'exposition au polluant, on peut parler d'un cancer d'origine professionnelle.

Autre question de Marc PAYET à Annie THEBAUD-MONY... Un salarié exposé à un agent chimique C M R (cancérogène, mutagène ou reprotoxique) est-il forcément en danger? Réponse: Celà dépend de la dose et de la durée d'exposition, mais il est évident que ces produits C M R , quelle que soit leur dose, sont très dangereux pour l'homme. C'est même pour celà que les scientifiques les qualifient de C M R.

Il faudrait qu'à chaque fois, le salarié soit au courant quand il est confronté à ce type de produits dans son univers professionnel. Sinon nous allons reproduire dans quelques années le drame de l'amiante où trop d'acteurs n'ont rien voulu voir pendant trop longtemps. Malheureusement en France, il y a un déficit énorme d'information sur le sujet par les branches d'entreprises et les pouvoirs publics. La réglementation actuelle qui prévoit pourtant l'information des salariés est trop peu appliquée.

Un autre chercheur de l'INSERM, Christophe COUTANCEAU déclare pour sa part, nous citons: "d'autres chercheurs tirent la sonnette d'alarme car la situation est très grave. On sait très bien que les produits C M R produiront les cancers de demain mais on ne prend pas les mesures qu'il faut pour protéger les salariés ", fin de citation.

 

COMMENTAIRES APMP:

Nous tenons tout d'abord à féliciter le SCOP 93 pour son précieux travail et à remercier Annie THEBAUD-MONY, Christophe COUTANCEAU et Marc PAYET pour ces informations.

Travailler au cas par cas comme ils le font montre bien la motivation qui est la leur et montre bien également la réelle objectivité des scientifiques de l'INSERM.

Forts de ces éléments, il n'est pas possible de ne pasAGIR pour que les comportements bougent enfin.

Une remarque cependant, soucieux d'honorer ce type d'études, nous ne validerons pas l'idée suivante, reprise dans cet article, nous citons: "il faudrait qu'à chaque fois, le salarié soit au courant quand il est confronté à ce type de produits, dans son univers professionnel ".Ce type d'information ne pourra jamais être un remède au problème.

L'information à elle seule, ne peut être salvatrice.

En effet, le fait qu'un salarié soit tenu au courant du caractère de dangerosité du polluant que lui fait utiliser som employeur, n'enlèvera rien au caractère de dangerosité dudit polluant. "La peur n'évite pas le danger".

La solution, seul l'employeur peut la prendre. Nous pouvons comprendre qu'il soit amené à faire utiliser, le cas échéant, des polluants dangereux par ses salariés, néanmoins charge lui revient de faire en sorte que ses salariés ne soient pas exposés aux polluants, tant par voie dermique que par inhalation.

Les textes réglementaires en vigueur, n'exigent-ils pas une utilisation des produits chimiques en vase clos; seule solution réelle et sérieuse pour supprimer tout risque.

Merci de bien vouloir noter au passage que, volontairement nous n'utilisons pas le terme "d'industriels" mais d'employeurs, car l'industrie n'est pas la seule en cause dans cette tragédie. En effet, sont concernés, outre les industries: les PME-PMI, les garages, les ateliers techniques municipaux et le secteur public, dans son intégralité (DDE, armée, lycées...).